Johann Wolfgang von Goethe,
Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister
“ Bon vieillard, dit Philine, on assure que vous chantez aussi ? — Chantez-nous, dit Wilhelm, quelque chose qui charme l’esprit et le cœur, en même temps que les sens. L’instrument devrait se borner à soutenir la voix ; des mélodies, des passages et des tirades sans paroles me semblent des papillons ou de jolis oiseaux, qui voltigent çà et là sous nos yeux, et que nous voudrions quelquefois saisir et nous approprier, mais le chant s’élance vers le ciel comme un génie, et il invite la meilleure part de nous-mêmes à prendre l’essor avec lui. ”
