Xavier Marmier,
Les voyages de Nils à la recherche de l'idéal
(1869)
“ Je n'exagère point, ma chère Stina, j'atténue, au contraire, ce que les Prussiens disent de leur capitale, et ils parlent avec le même confiant enthousiasme de leur pays, le plus ferme, le plus vaillant, le plus prospère de tous les pays. Les autres Étals de l'Europe sont vieillis, affaiblis, embarrassés, viciés, tous en déclin. Au milieu de ces nations, qui ont eu leur âge de floraison, de maturité, d'éclat, et qui tombent en décadence, la Prusse s'élève comme un grand chêne, plein de séve et plein de force, qui doit étendre au loin ses vigoureux rameaux. ”
