Jean-Gabriel Cappot

Résumé

Jean-Gabriel Cappot L'Irlande. Tome 2 (1839)

La loi civile en Irlande n'est que le corollaire, la servante pour ainsi dire, de la loi politique et religieuse. Or, comme c'est la race anglaise qui possède, et la race irlandaise qui prend à bail, c'est la supériorité de la première sur la seconde, et l'exploitation de la seconde par la première, que la loi civile a eu mission de continuer et de consolider, à jamais, sans espoir de retour, par des prescriptions contre lesquelles viendraient se briser les efforts du temps, de la patience, du courage, de la ruse, de la probité, de l'ordre, de l'économie, du droit et du travail eux-mêmes.
Source : Gallica

Jean-Gabriel Cappot L'Irlande. Tome 2 (1839)

Nous, depuis plus d'un siècle, nous avons marché à la liberté par la philosophie, jetant au vent tout le reste ; l'Irlande veut marcher à son émancipation par le catholicisme. Avons-nous tant le droit d'affirmer que ce chemin ne vaut pas le nôtre? Sommes-nous si riches, que nous n'ayons pas souvent regretté quelques-unes des choses dont nous nous sommes défait si étourdiment? Avons-nous fait si bonne route, et sommes-nous si bien arrivés que nous n'ayons plus qu'à nous reposer sur les gazons, à l'ombre des chênes, les yeux aux étoiles, et nous raillant de ceux qui tentent d'autres voies?
Source : Gallica

Jean-Gabriel Cappot L'Irlande. Tome 2 (1839)

C'est là le paddy qui, en Irlande, n'a plus que le droit de parcours, et qui se fait le cornac de son pays, quand il a eu le bonheur de naître, et qu'il a celui de vivre dans quelqu'un des mille endroits renommés pour des beautés topographiques ou archéologiques.
Du moment qu'il met les pieds dans quelqu'un de ces lieux célèbres, le voyageur n'est plus son maître ; il n'a le droit ni de se souvenir de ce qu'il a su, ni de voir par ses yeux, ni de laisser aller son âme aux seules impressions qui lui arrivent par les sens.
Source : Gallica

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