Rodolphe Töpffer,
Nouveaux Voyages en zigzag
“ Les cicerone, mais surtout les cicerone en titre, sont le fléau du voyageur, la vermine des édifices et musées toujours prête à sauter sur sa proie et à gâter de piqûre ou de démangeaison les plus précieux moments. On ne les évite pas plus que l’on ne peut éviter son ombre en plein soleil. On ne s’en débarrasse pas plus aisément qu’on n’écarte les mouches d’un pot à miel ou d’une tartine au sucre. La patrie du cicerone, c’est l’Italie. Le peuple y naît cicerone, le gueux y est antiquaire, la grande place y fourmille d’archéologues borgnes, boiteux ou manchots. ”
