Théo Varlet, La Grande Panne (1930)
“ Sans ce que nous venions de voir dans le métro, on eût pu se leurrer, croire à l’évanouissement de la menace. Mais non, toutefois ! Sur la chaussée, dans le flot des taxis et des autobus, rares étaient à présent les véhicules qui ne traînaient pas, soit au marchepied sur la boîte d’accumulateurs, soit sous le châssis à l’arrière du moteur, leur goitre loqueteux de fongosités rousses. Quant aux tramways, chaque voiture soulevait au passage, entre ses roues, une gerbe de boue sèche... de lichen arraché par la « charrue » au caniveau de prise de courant. ”
