Résumé

Portrait de Paul Vibert Paul Vibert Pour lire en automobile

Avec la vapeur et l’électricité, la terre est grande comme la main, aujourd’hui. J’y étouffe, je veux de l’air, de l’espace, je demande à en sortir.
Non seulement ça ne m’amuse plus de me promener sur ce grain de sable, moi, pauvre microbe humain, mais, à mon âge, je rougis de me mettre en route pour ce que les petits humains appellent de grands voyages. Pauvres gens ! moi il me semble que je suis tout le temps sur un manège de chevaux de bois et je le répète, à mon âge, ça me rend tout honteux.
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Les rayons Rœntgen, rayons X ou obscurs, la polarisation de la lumière, les fontaines lumineuses dont les gouttelettes d’eau captivent et emmagasinent la lumière, les aérophiles qui nous révèlent l’obscurité presque complète et 70 degrés de froid à 15 000 mètres d’altitude et qui nous prouve que dans le vide de l’infini il n’y a ni lumière, ni chaleur, mais seulement le fluide électrique, obscur et froid, chaud et lumineux seulement au contact de l’air, paraissent former un faisceau de preuves si saisissant en faveur de ma théorie, qu’il me semble absolument inutile d’y insister autrement.
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Depuis longtemps j’étais convaincu que le fluide-intelligence devait se révéler et se traiter comme le fluide-électricité ; une fois que j’en ai été convaincu par la série de curieux exemples que j’ai donnés sur l’âme universelle, je me suis dit qu’il ne devait pas être impossible, non pas de faire ressusciter les morts, car alors le lien intime et encore inconnu qui constitue la vie est brisé, mais bien simplement de pouvoir faire changer de domicile momentanément aux âmes, aux parcelles d’intelligence universelle qui constituent la personnalité humaine.
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