Samuel-Henry Berthoud, Les hôtes du logis (1867)
“ Prenant un grand fauteuil, il l'offrit à Louise et s'assit devant elle. — Sœur, lui dit-il, vous sentez-vous le courage d'habiter ce triste logis? d'y vivre seule avec moi ? de n'y recevoir que la visite de juifs et de marchands d'argent? Vous en sentez-vous le courage, sœur? — Mon frère, si je puis vous rendre heureux. — Heureux, moi ! reprit Rembrandt. Heureux ! croyezvous qu'il y ait du bonheur pour l'homme qui n'a plus qu'une croyance funeste et maudite: l'or? pour l'homme qui a vu s'évanouir toutes ses illusions? ”
