Lucien Biart

Résumé

Lucien Biart L'homme et son berceau (1881)

Le levier a été, selon toute apparence, la première découverte mécanique de l'homme, découverte toute fortuite. Un de nos ancêtres, armé d'un bâton, l'aura engagé sous une lourde pierre, et, en redressant son arme, peut-être en manière de jeu, il aura été surpris de voir, bouger et se déplacer une masse qu'il ne songeait pas à remuer. Ce fut un trait de lumière que son esprit mit à profit. Presque tous les sauvages, du reste, connaissent le levier sous plusieurs de ses formes; ils savent que cette simple machine multiplie leur force, mais ils en ignorent le pourquoi.
Source : Gallica

Lucien Biart L'homme et son berceau (1881)

Et pourtant, que d'observations minutieuses, que de sagacité il a fallu à nos archi-aïeux, dont toute l'industrie se bornait à tailler un couteau de pierre, pour découvrir, le hasard aidant, que ces terres colorées dont ils s'enluminaient le visage recélaient un métal plus précieux que l'or, le cuivre, l'argent et le plomb ! Quelle curieuse histoire ce serait que celle de toutes les phases de la découverte du fer ! Par malheur, une telle obscurité couvre les premiers pas de l'homme sur la terre, qu'il semble que Dieu n'a pas voulu que l'on en conservât le souvenir.
Source : Gallica

Lucien Biart L'homme et son berceau (1881)

Si vous consentez à ne pas tourner trop vite mes pages, je vais vous mettre à même de vous étudier sous un aspect inattendu, et vous vous reconnaîtrez bientôt dans l'exact miroir que la science doit à Pierre Gratiolet.
L'homme, parmi les animaux, est seul en possession de la parole ; lui seul peut donner un corps à ses pensées les plus abstraites, les faire vivre au-delà des années qu'il doit vivre lui-même. Mais, en même temps que la parole, il possède un autre langage primitif, universel, que l'on retrouve à tous les âges du monde et partout : c'est celui de la physionomie et du geste.
Source : Gallica

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