F. Pyat et Théo

Résumé

F. Pyat et Théo Revue des Deux Mondes

UN HOMME DU PEUPLE. Reçois, consul, les humbles actions de grâces des plébéiens ; par toi Rome est délivrée de la famine, de l’incendie, de l’assassinat, de l’anarchie ; tu es le père de la patrie.
CICÉRON. C’est toujours avec un nouveau plaisir, mêlé d’orgueil, d’attendrissement, que je reçois les actions de grâces de ce bon peuple à qui mon cœur voue un éternel amour.
CÉSAR, à Vercingetorix. À ton tour, affranchi !
BESTIA, s’avançant. Place ! place ! Reçois, consul...
MARCIUS. Hors d’ici, Bestia ! Bestia ! le complice des traîtres !
BESTIA. Je veux crier, moi : Oui, consul !
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F. Pyat et Théo Revue des Deux Mondes

CICÉRON. Par le temps qui court, un secret n’est pas cher ; l’amant qui te l’a donné t’a payé en mauvaise monnaie : je ne m’étonne plus que ta nuit ait été si courte.
FULVIE. Si le temps se mesure par ce que l’on voit, par ce que l’on entend, la nuit a été bien longue.
CICÉRON. Où l’as-tu donc passée ?
FULVIE. Chez Bestia.
CICÉRON. Je conçois qu’elle t’ait paru longue
FULVIE. Avec Catilina, Lentulus, Cethegus, Vargunteius, Gabinius Capito, et d’autres encore.
CICÉRON. Oh ! oh ! cela devient grave.
FULVIE. Plus grave que tu ne saurais croire, car j’ai à parler au consul et au mari
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F. Pyat et Théo Revue des Deux Mondes

CÉSAR. Une prédiction ! tu es astrologue, je crois.
VERCINGETORIX. Je suis libre maintenant ; c’est fait de l’astrologie, de la médecine ; la science était bonne pour l’esclave, maintenant je redeviens Gaulois et je retourne en Gaule. Là seulement, il y a des hommes libres, car ce peuple-roi n’est qu’un troupeau d’esclaves ; je l’ai vu d’assez près pour voir ses chaînes ; je porterai mon secret à ceux que vous appelez Barbares, et le Nord, un jour, prendra sa revanche. Adieu.
BESTIA. Que dit-il ? C’est un homme dangereux, il est pire que les autres, il faut le faire arrêter.
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