Résumé

Pierre Huot Catilina et la Commune (Rome, 63 av… (1872)

La France sous la Commune avait encore des hommes de noble race et ses héros, mais elle avait à juger ses héros du crime et à les frapper de son glaive.
Ce n'est point l'heure d'un parallèle entre César et Caton, entre Thiers, Grévy et Mac-Mahon; ce n'est point l'heure de peser dans des balances, l'or et les richesses d'une histoire nationale ; c'est l'heure d'une autre besogne. Que justice se fasse: Rome doit sévir contre les catilinasques, la France doit sévir contre les meneurs de la Commune.
Source : Gallica

Pierre Huot Catilina et la Commune (Rome, 63 av… (1872)

Aux jours tourmentés, sous le consulat de Cicéron, on coudoyait sur les places publiques de Rome, des soldats parvenus que Sylla avait gorgés d'or et de richesses, et dont tout le savoir était de parader devant les foules qui les jalousaient.
Joignez à ces oisifs et à ces parvenus, les mécontents, les hommes déçus dans leurs demandes d'emplois et d'honneurs, les indigents, les hommes sans moeurs, les intrigants, et vous compterez à Rome des milliers de citoyens qui, au premier signal d'un chef quelconque, se rangeront derrière lui pour attaquer les gouvernants légaux et bouleverser l'État.
Source : Gallica

Pierre Huot Catilina et la Commune (Rome, 63 av… (1872)

Les chefs catilinasques ne pouvaient compter que sur un nombre restreint de conjurés; leur propagande révolutionnaire ne leur avait amené que des bandes en désordre, désireuses de pillage et de rapine, mais non de luttes sur des champs de bataille à Rome, ou ailleurs : aussi, ne se hâtèrent-ils point de tenter le sort des combats contre les légions de la république. Ces combats ne devaient être engagés qu'aux derniers jours de l'émeute; Catilina devait y succomber dans un élan désespéré de courage digne d'une meilleure cause. On se contenta de distribuer aux conjurés des rôles odieux.
Source : Gallica

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