Résumé

Albert Du Boys La question de Paris ou de la translation du siège du gouvernement hors de Paris (1871)

La guerre à outrance n'était donc, pour les hommes de la Commune de Paris, qu'un prétexte et non une conviction.
Quoi qu'il en soit, Paris pourra-t-il désormais être ville libre et rester le siége du gouvernement?
Il semble presque que poser cette question, c'est la résoudre. Une ville où couvent de tels éléments de désordre, où le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif sont toujours menacés d'une surprise qui remet en question le sort de la France entière, cette ville ne saurait offrir à un gouvernement une sûre hospitalité.
Source : Gallica

Albert Du Boys La question de Paris ou de la translation du siège du gouvernement hors de Paris (1871)

Si c'est ainsi que les prétendus démocrates entendent le progrès et le font triompher dans Paris, je leur prédis que non seulement le gouvernement et l'Assemblée nationale, mais le commerce et l'industrie déserteront l'enceinte de ses murailles. Les étrangers ne reconnaîtront plus Paris comme la métropole de l'Europe, ils n'y viendront plus chercher les jouissances des arts et de la paix, et l'herbe croîtra bientôt dans les rues abandonnées de l'ancienne capitale de la France.
Source : Gallica

Albert Du Boys La question de Paris ou de la translation du siège du gouvernement hors de Paris (1871)

Si un pilote habile parvient à nous faire gagner le port, gloire à lui mille fois! Il aura sauvé la France.
Mais ce port de salut, ce port abrité contre tous les vents, — où nous pourrons radouber et remettre à flot notre navire submergé, — ce ne sera certes pas Paris, même délivré de la Commune. Il faut au gouvernement qui réparera nos ruines une atmosphère complète de sécurité ; il lui faut la pleine liberté de ses mouvements et l'absence de toute anxiété, de toute préoccupation sur la question même de son existence.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature