Résumé

Auguste-Hilarion de Kératry Que deviendra la France ? pensée sur la situation actuelle… (1851)

Mais où est le mal, si l'Assemblée, issue des comices électoraux, se trouve composée de députés plus indépendants et plus intéressés à la garde de la vraie liberté? La société cessera enfin d'être sur le qui vive ; les brouillons seuls regretteront de n'avoir pu former un parlement facile à jeter dans les voies extrêmes; et on les laissera crier sur les toits, que le principe constitutionnel du suffrage universel est violé dans la personne de trois millions de citoyens dépouillés de leur droit électoral.
Source : Gallica

Auguste-Hilarion de Kératry Que deviendra la France ? pensée sur la situation actuelle… (1851)

Certes, le moment n'est pas venu, pour les ministres de l'autel, d'épargner aux populations chrétiennes leurs salutaires avis. Le sort de la France, celui des pères de famille, celui de l'ordre social et du culte lui-même, dépendront prochainement de la composition d'une Assemblée constituante de révision ou d'une nouvelle Assemblée législative : à Dieu ne plaise que nous admettions comme possible la ruine ou une simple altération du christianisme, qui n'est jamais plus fort que sous les coups qu'on lui porte!
Source : Gallica

Auguste-Hilarion de Kératry Que deviendra la France ? pensée sur la situation actuelle… (1851)

Le péril s'approche, comment le conjurer d'une manière légale, si ce n'est en appelant au maniement des affaires de l'Etat des citoyens connus par des sentiments moraux et religieux? Qui les indiquera le mieux dans les campagnes, du club ou du presbytère? N'ayons garde d'oublier que l'Europe a dû une grande partie de sa civilisation à l'Eglise ; peut-être la France lui devra-t-elle encore le maintien de sa liberté et de sa foi, dont le socialisme est la plus complète négation.
Source : Gallica

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