Voltaire,
Théâtre choisi de Voltaire
(1849)
“ SÉIDE, se jetant à genoux. L'amour de mon devoir et dé ma nation, Et ma reconnaissance, et ma religion ; Tout ce que les humains ont de plus respectable M'inspira des forfaits le plus abominable 1. Rendez, rendez ce fer à ma barbare main. PALMIRE , à genoux, arrêtant le bras de Séide. Ah! mon père! ah! seigneur! plongez-le dans mon sein. J'ai seule à ce grand crime encouragé Séide ; L'inceste était pour nous le prix du parricide 2. SÉIDE. Le ciel n'a point pour nous d'assez grands châtiments. Frappez vos assassins. ZOPIRE , en les embrassant. ”
