Joaquim Maria Machado de Assis,
Mémoires posthumes de Braz Cubas
“ La vieillesse ridicule est sans doute la dernière, mais aussi la plus triste des surprises de notre humanité. — Je sais que cette fois-ci vous allez vous mettre à traduire Cicéron, me dit-il en apprenant mon voyage. — Cicéron ! s’écria Sabine. — Mais oui, votre frère est un excellent latiniste. Il traduit Virgile à la lecture. Remarquez que j’ai dit Virgile et non Virgilia... Ne confondons pas. Et il riait d’un gros rire, bas et frivole. Sabine me regarda ; elle craignait quelque réplique de ma part ; quand elle me vit sourire, elle fit de même et se détourna pour cacher son geste. ”

