Donatien Alphonse François de Sade

Donatien Alphonse François de Sade

Résumé

Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade Les Crimes de l’amour

Ah ! souffrez du moins que j’aille embrasser ses genoux, ne m’empêchez pas, monsieur, d’aller arroser son sein de mes larmes ; je lui ferai part de vos projets ; s’il préfère la vie à l’honneur de sa fille... peut-être immolerai-je mon amour. Mon père est tout ce que j’ai de plus sacré : il n’en est aucun dans le monde dont j’aimasse mieux être la fille...... Mais, monsieur le duc, quelle action ! n’aurez-vous nul remords d’une victoire acquise au prix de tant de crimes... d’un triomphe dont vous ne jouirez qu’en nous couvrant de larmes... qu’en plongeant trois mortels au sein de l’infortune ?
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Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade Les Crimes de l’amour

Dieu seul jugera nos âmes.
— Ah ! monsieur le duc, s’écria Castelnau en se retirant avec sa fille et son gendre, que cette tolérance précieuse vous éclaire jusqu’à votre dernier soupir, et notre malheureux pays ne verra plus son sein inondé du sang de ses enfants ; ce sang qui n’est dû qu’à la patrie, ne se répandra plus que pour elle, et bientôt la maîtresse du monde, elle verra tomber l’univers à ses pieds.
Le comte de Sancerre ne laissa point ignorer à la cour, la grande action du duc de Guise.
Les deux reines voulurent embrasser Juliette et Raunai.
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Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade Les Crimes de l’amour

Ah ! cessons d’en répandre, citoyens ; ils respirent, ces hommes célèbres que nous pleurons ; notre patriotisme les revivifie ; je les aperçois au milieu de nous... Je les vois sourire au culte que notre civisme leur rend. Je les entends nous annoncer l’aurore de ces jours sereins et tranquilles où Paris, plus superbe que ne fut jamais l’ancienne Rome, deviendra l’asile des talents, l’effroi des despotes, le temple des arts, la patrie de tous les hommes libres. D’un bout de la terre à l’autre, toutes les nations envieront l’honneur d’être alliées au peuple français.
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