Bernard Le Bouyer de Crébillon

Définition et enjeux

Prosper Brugière baron de Barante Tableau de la littérature française au dix-huitième siècle… (1822)

Crébillon, étranger aux modèles de l'antiquité, ayant peu médité sur l'histoire, dépourvu de grandes et profondes pensées, écrivain sans correction et sans harmonie, sut parfois donner aux passions une expression forte et sombre qui frappe et étonne l'esprit, sans émouvoir le fond du cœur.
Source : Gallica

Marie-Nicolas Bouillet Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)

Cependant en 1749 il rentra dans la carrière, à 72 ans, et donna Catilina, l'une de ses meilleures pièces. Il fit jouer sa dernière tragédie, le Triumvirat, en 1755, à 81 ans. Crébillon a surtout visé à exciter la terreur ; il a même poussé le terrible jusqu'à l'horrible et à l'atroce. Ce poëte était d'un caractère fier, incapable de s'abaisser à courtiser les grands. Il avait d'ailleurs des habitudes cyniques et peu engageantes : aussi resta-t-il la plus grande partie de sa vie dans un état voisin de la misère.
Source : Wikisource

Claude-Prosper de Crébillon Le hazard du coin du feu (1880)

Le masque humain ne change guère pendant la première moitié du XVIIIC siècle. Crébillon le pouvait saisir admirablement disposé. Le mouvement des petites mules à bouffettes ne tenant presque pas au pied, donnant à tout instant contre le talon, toujours prêtes à être quittées ou perdues dans la chambre, et cependant rattrapées, reste bien l'image de toutes ces liaisons éphémères, battant tous les coins du boudoir, et sonnant leur bruit léger.
Comme les mules que chausse quelque galante marquise, ces amours-là tiennent à peine au corps charmant qui les a fait naître.
Source : Gallica

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