Hippolyte Fortoul

Élements biographiques

Portrait de Hippolyte Fortoul Hippolyte Fortoul Grandeur de la vie privée. Simiane (1838)

Tout a sa cause, son bien et son but. De vous, mon cher amour ! qui êtes l'anneau de ma vie le plus rapproché de mon coeur, jusqu'à Dieu, qui en est le plus élevé et le plus lointain, tout dans l'univers se lie et s'explique. Je jouis non seulement de moi-même, mais du monde entier; et dans moi, comme dans la création , c'est votre chère image qui se reflète, pour faire remonter vers la divinité le parfum de notre amour qui vient de lui ! Cher ami ! mon âme, frappée plus tard que la vôtre, s'ouvre avec délices au Dieu qui vient prendre possession d'elle.
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Fortoul Hippolyte Fortoul Plan d'études des lycées impériaux… (1854)

A côté de la cosmographie, qui met aux prises l'homme et l'infini, la chimie, saisissant la création par son extrémité opposée, introduit le regard de l'élève dans ces combinaisons mullipliées que la matière opère incessamment autour de lui, et qu'il est invité à surprendre et à provoquer tour à tour. Tout à l'heure il voyait l'infini au dessus de lui, maintenant il l'aperçoit au-dessous, et par la science il touche à l'un et à l'autre. Sa vue éblouie pouvait risquer de s'égarer dans la contemplation de l'univers. L'étude des corps le ramène à un sentiment plus exact de la réalité.
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Fortoul Hippolyte Fortoul Grandeur de la vie privée. Simiane (1838)

Vous avez trouvé l'infini dans la charité; je le possède dans l'amour. Dieu est partout, Rousseau : l'essentiel est d'aller à lui; mais pourvu qu'on y aille, on est sans reproche. Il n'y a de malheureux que les gens qui l'ignorent, et de lâches que ceux qui le sacrifient à eux-mêmes. Mais moi je lui appartiens; Juliette m'a attaché à lui, et nous vivons ensemble sous son aile. Il conduira le monde, et, plein de son souffle, vous le remuerez, Rousseau; mais moi je vivrai tranquille et pur clans ma solitude; et pour donner la piété aux autres hommes, je ne perdrai pas la mienne.
Source : Gallica

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