Charles Monselet,
Les Oubliés et les Dédaignés
“ Angola, plus que Tanzaï et Néardané, plus que les Égarements du cœur et de l’esprit, plus enfin que l’œuvre entière du plus jolyot des deux Crébillon, résume le dix-huitième siècle et le fait toucher du doigt. C’est un tableau de Paris aussi fidèle que celui de Mercier. La comédie que j’ai poursuivie pendant toute mon existence, avec tant de courage et de rage, je ne l’ai atteinte que dans Angola. Tout à l’heure, j’ai dit que c’était presque aussi beau que les Précieuses. Je le soutiens avec fierté. Entre Molière et La Morlière, il n’y a que quelques lettres de différence. ”
