André Veinstein

Résumé

André Veinstein Beaumarchais : [exposition, Paris… (1966)

Dans l'ensemble d'ailleurs, la comédie a moins fait sans doute pour soulever les masses que pour convaincre les privilégiés eux-mêmes du caractère désuet de leurs prérogatives. « Il y a, disait Beaumarchais, quelque chose de plus fou que ma pièce, c'est son succès. » Beaucoup de ceux qui l'ont applaudie, sont tombés quelques années plus tard sur l'échafaud. Toute une société s'écroulera demain. « Et vive la joie ! s'écrie un Figaro soudain prophétique, qui sait si le monde durera encore trois semaines ! »
Source : Gallica

André Veinstein Beaumarchais : [exposition, Paris… (1966)

LETTRE DE BEAUMARCHAIS au prince Yousoupov, 12 novembre 1791. Minute autographe. – Collection particulière.
En un style un peu grandiloquent, Beaumarchais décrit à son ami le prince Yousoupov l'influence de la Révolution sur la littérature, et sur l'esprit français en général : « Nous avons des châteaux-forts en place de palais, et pour orchestre des canons. Des rues tiennent lieu de ruelles. Et l'on voit crier liberté ou l'on entendait des soupirs. Vivre libre ou mourir, au lieu de je t'adore. C'est Athènes l'aimable qui s'est un peu changée en Sparte la farouche. »
Source : Gallica

André Veinstein Beaumarchais : [exposition, Paris… (1966)

A peine arrivé à Vienne, Beaumarchais adresse une véritable supplique à l'Impératrice : « Du fond occidental de l'Europe j'ai couru, nuit et jour, pour venir communiquer à votre Majesté des choses qui intéressent votre bonheur, votre repos, et qui, j'ose le dire, vous touchent jusqu'au fond du coeur. » Après avoir brièvement retracé
son attaque près de Nuremberg, Beaumarchais, toujours sans vergogne, demande à Marie-Thérèse de donner à la personne qu'elle lui enverra un billet signé de sa main, dont il précise la teneur.
Source : Gallica

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