Résumé

Paul Robiquet Théveneau de Morande : étude sur le XVIIIe siècle (1882)

Morande fait une grande différence entre Brissot, « le chef des bureaux des traîtres à la patrie, l'agent général de tous les ennemis de la chose publique », et Robespierre, Pétion, Prieur, Buzot, Condorcet, qui ne sont que des gens trompés, des naïfs, animés des meilleures intentions, mais pleins d'inexpérience, suivant lui. « Il n'est pas facile, écrit-il, de faire des éloges comme M.' Condorcet, de débiter des discours avec autant de bonne grâce que M. de Robespierre, de faire des sermons aussi éloquents que M. Grégoire, mais on peut être moins ignorant qu'eux en politique. »
Source : Gallica

Paul Robiquet Théveneau de Morande : étude sur le XVIIIe siècle (1882)

Le gaspillage et le mauvais emploi des croix de Saint-Louis excitent aussi la verve du libelliste. Il ne peut se faire à l'idée qu'on décore tel jeune officier, bâtard d'un ministre, au moment même où il vient d'être déshonoré par sa lâcheté dans une rixe; il trouve incroyable qu'on n'ait pas retiré sa croix à M. de Bellegarde, condamné par le conseil de guerre comme ayant favorisé son beau-frère Mathieu dans un vol d'armes fournies au roi. On a vu un chevalier de Saint-Louis porter la queue à un cardinal; on en a vu un autre porter la queue à la Du Barry.
Source : Gallica

Paul Robiquet Théveneau de Morande : étude sur le XVIIIe siècle (1882)

Sophie Arnould n'était pas seulement une artiste merveilleuse, c'était aussi un cœur passionné, aimant, quoique traversé de caprices bizarres et de passions fougueuses. Elle aima successivement le comte de Lauraguais, Bellangerj le dessinateur des menus qui voulut l'épouser, et le comédien Florance qui supplanta Bellanger. Ce comte de Lauraguais est le même qui traita Theveneau de Morande d'une manière si cuisante et qui s'illustra par ses excentricités.
Source : Gallica

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