Henri Pouget de Saint-André

Résumé

Henri Pouget de Saint-André Le général Dumouriez (1739-1822… (1914)

Le parti que prend Dumouriez, que l'armée tout entière suivra peut-être, m'empêche d'aller à Paris. La guerre civile est déjà en Vendée; de nouveaux intérêts vont créer de nouvelles factions. Je ne veux entrer dans aucune. Si j'échappais aux prisons de vos comités, je ne veux pas choisir les Français que je dois combattre. Je m'exile de ma patrie. Jamais je ne servirai contre mes concitoyens, quelle que soit
leur opinion ou leur égarement.
Source : Gallica

Henri Pouget de Saint-André Le général Dumouriez (1739-1822… (1914)

Elle équipa à ses frais quatre-vingts volontaires et les envoya au général.
Après le 10 août, Dumouriez avait déclaré accepter avec joie la République : il voulait ainsi ménager la Convention jusqu'au jour où il serait en mesure de l'écraser. Mais on voyait « sous son bonnet rouge percer le bout de l'oreille aristocratique 1. »
Rivarol disait depuis deux ans : « Nous aurons quelque soldat heureux, car les révolutions périssent toujours par le sabre. » Dumouriez voulut être ce soldat heureux. Après Jemmapes il espéra devenir dictateur, mais il eut le tort de ne pas agir assez vite.
Source : Gallica

Henri Pouget de Saint-André Le général Dumouriez (1739-1822… (1914)

Comment une aussi grande puissance est-elle absorbée par le luxe et les idées financières lorsque l'Europe entière est toute guerrière? L'inaction de la France invite à l'attaquer. Ce n'est qu'en se préparant et se montrant armée qu'elle peut conserver la paix, car la déclaration de ses intentions pacifiques n'est qu'une amorce de plus pour les voisins qui convoitent ses frontières. L'inaction de la France, l'épuisement de ses finances, l'intérêt de la maison d'Autriche, l'inclination de l'Empereur...
Source : Gallica

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