Baptiste Capefigue, L'Europe pendant le Consulat et l'Empire de Napoléon… (1840)
“ Ces idées plaisaient à Bonaparte, à ses frères, à tous les membres de sa famille. Le premier Consul, aussi habile que fort, aussi rusé que prévoyant et déterminé, savait qu'il ne faut rien brusquer en politique ; les pas les plus lents sont les plus sûrs; on devait encore ménager la Révolution et les susceptibilités républicaines; aujourd'hui s'avancer d'une ligne, demain d'une autre : marcher à pas précipités vers l'empire, eût été un danger ; qui pouvait répondre de l'armée, des populations, et des esprits agités par l'aspect d'une ambition si active, si insatiable? ”
