Eugène Lintilhac

Eugène Lintilhac

Résumé

Portrait de Eugène Lintilhac Eugène Lintilhac Revue des Deux Mondes

« Ô beauté, comme il faut que tu sois puissante pour avoir de mon cœur, de ma vie amoureuse, un tantinet ôté le fiel ! » Eh ! oui, et la cure sera complète, le mariage et le bonheur du foyer aidant, et c’est à peine si le souvenir de Zani traversera quatre fois les Filles d’Avignon. Le poète n’en peut mais, il l’avoue lui-même : la vie universelle, riante et sereine, l’envahit, et ce n’est pas sur le ton de la tristesse d’Olympio qu’il s’écrie : « Et pourquoi, si je lève la tête, tant de bonheur encore me reste-t-il, quand je te vois, ô saint soleil, qui es si chaud, si roux, si beau ! »
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Portrait de Eugène Lintilhac Eugène Lintilhac Revue des Deux Mondes

L’ensemble de la peinture n’y perd rien en vérité, elle y gagne en souplesse et, à cette estime et à ce respect près pour certains financiers, que Lesage a relégués avec malice dans sa Critique, la lecture de Turcaret nous jette dans le même tumulte de sentimens que les partisans de La Bruyère : « Ils nous font sentir toutes les passions l’une après l’autre : l’on commence par le mépris à cause de leur obscurité ; on les envie ensuite, on les hait, on les craint, on les estime quelquefois et on les respecte ; l’on vit assez pour finir à leur égard par la compassion. »
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Portrait de Eugène Lintilhac Eugène Lintilhac Revue des Deux Mondes

Après que Figaro eut tout dit, Louis XVI s’écria : « Cet homme joue tout ce qu’il faut respecter dans un gouvernement. » Il avait compris, quoi qu’on en ait dit, qu’après tout, son métier de roi consistait d’abord à être royaliste, et à réprimer l’insurrection de mons Figaro. Voilà pourquoi aucune de ces audaces ne devint publique, et pourquoi Beaumarchais, avant de porter les autres à la scène, dut ourdir, pendant quatre ans, toutes ces intrigues qui ont été tant de fois contées par d’autres et par nous-même.
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