Léo Larguier

Léo Larguier

Résumé

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier Théodore Aubanel (1946)

On peut se moquer parfois de cette Muse pédestre et prosaïque, on trouve dans l'œuvre de ce poëte une province de Paris, beaucoup de mélancolie et de sensibilité, une poésie humble et charmante, des régions de sentiments où l'on doit se plaire. Puis l'homme est spirituel et bon ; un cœur de saint et de gavroche, l'air, avec son fin visage rasé, d'un comique comme on dit dans le Midi quand on parle d'un acteur. Aubanel aime beaucoup François Coppée...
Dans les profondeurs où l'on ne triche pas, peut-être aussi préfère-t-il Paul Arène à Alphonse Daudet. Certes, il est juste.
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier Théodore Aubanel (1946)

La maison de Pierrerue est toujours un refuge pour le poëte. Il y retrouve l'ordre, la sagesse, l'harmonie d'un couple qui n'a jamais regardé au delà de ses horizons familiers, et cela lui fait du bien.
Ce beau jour d'été, dans le train qui le mène, en compagnie de Mistral et de Roumanille, à Nîmes où ils sont invités à une félibréjado, une fête en l'honneur de la poësie méridionale, Aubanel songe à Jean Reboul, le poëte-boulanger qu'il va voir
ménage eut la nostalgie de la Provence.
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier Théodore Aubanel (1946)

Mais ce n'est pas, comme chez Mistral, l'accumulation des dons apportés par les campagnards qui, par leur rusticité, donnent à la maison du poëte de Mireille un vague air de chapelle à miracles, encombrée d'ex-voto. Chez Aubanel, on sent qu'on est chez un bourgeois et chez un artiste. Les meubles sont rares ; ils portent de belles aiguières. Des crucifix de vieil ivoire, deux ou trois Clouet pendent au mur et sur tout cela, sur les tentures, sur les meubles court la dentelle d'Avignon, fine à border des nappes d'église, fine comme les créneaux des remparts...
Source : Gallica

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