Léo Larguier

Léo Larguier

Mistral (1930)

Résumé

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier,  Mistral (1930)

“ La France est grande. De l'Océan à la mer latine... les uns ont le soleil avec l'olive et la grenade... les autres ont la fraîcheur et les prés verts où paissent les bœufs ; les uns chantent la mer, d'autres vivent sur la montagne, et la nature sainte a donné à tous les aptitudes et le langage qui leur conviennent... Dans chaque langage quand l'enfant dit : Ma mère! la mère sourit et l'ambrasse... O
France, mère France, laisse à ta Provence, à ton charmant Midi, la langue mélodieuse dans laquelle elle'te dit : Ma mère !...
”
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier,  Mistral (1930)

“ Quand le train passe entre les cyprès qui bordent par endroits la voie ferrée, même si c'est l'hiver, l'intérieur des wagons est dans une pénombre criblée d'or, à cause du soleil à travers les noirs feuillages qui ne connaissent ni déclins, ni chutes.
Dans chaque compartiment, sur le chemin d'Arles et d'Avignon, il y a cette atmosphère d'un salon estival dont on a fermé les persiennes, à l'heure de la canicule et qu'éclairent des lumières tamisées et des rayons filtrés...
”
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier,  Mistral (1930)

“ En Provence et dans tout le Languedoc, jusqu'aux Cévennes, il y a encore quelques années, des chanteurs ambulants avaient coutume de s'installer sur la place où, les jours de marché, les jardinières, debout derrière des corbeilles, criaient leurs pommes d'amour, leurs aubergines, et vantaient le sucre des muscats et la chair ferme des pêches de vignes.
D'abord, on ne faisait pas attention à eux. L'homme ressemblait, avec sa blouse, à un maquignon ou à un de ces fonaeurs de cuillers qui viennent de l'Auvergne, portant leurs
creusets, leurs moules, leur charbon de bois et leurs barres d'étain.
”
Source : Gallica

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