Saint-René Taillandier,
Les Destinées de la nouvelle Poésie provençale
“ Écoutez, ô gouvernans ! si hauts et puissans que vous soyez, sachez que la langue provençale est bien au-dessus de vous ! Sachez que nous sommes un grand peuple et qu’il n’est plus temps de nous mépriser ! Trente départemens parlent notre langue ; d’une mer à l’autre mer, des Pyrénées aux Alpes, des landes de la Crau aux plaines du Limousin, le même amour fait battre notre poitrine, l’amour de la terre natale et de la langue maternelle. Sachez que vous arrêterez plutôt le mistral quand il souffle et la Durance quand elle déborde que la langue provençale dans son triomphe. ”
