Résumé

Pierre Gabriel Deydou Le dernier troubadour, ou Éloge historique et littéraire de Jacques Jasmin… (1865)

Vous le voyez, Messieurs, Jasmin est parti de bien bas.
Mais dans un siècle où l'on prétend ne tenir compte que du mérite personnel, l'humilité de ces commencements est un honneur de plus pour celui qui s'éleva si haut.
Depuis longtemps, d'ailleurs, la sagesse populaire l'a proclamé : pauvreté n'est pas crime, et le christianisme qui béatifie les pauvres nous apprend à les regarder d'un autre œil que ne fait l'orgueil humain. Non, la pauvreté n'est pas un crime, c'est elle qui façonne les grands saints, elle n'est pas même un obstacle au développement du génie
Source : Gallica

Pierre Gabriel Deydou Le dernier troubadour, ou Éloge historique et littéraire de Jacques Jasmin… (1865)

C'est l'ordinaire, Messieurs. Dans l'enfance du poète, la verve surabonde et s'épanche un peu au hasard, comme la sève dans la tige d'un jeune arbrisseau. Il faut à l'arbrisseau la serpe brutale du jardinier qui retranche les rejetons parasites et détruit les fleurs trop hâtives; il faut au poète la critique, bienveillante, mais sans pitié, qui gourmande ses écarts et lui dit : Vole en ce sens. Jasmin eut la bonne fortune de la rencontrer sur sa route.
Source : Gallica

Pierre Gabriel Deydou Le dernier troubadour, ou Éloge historique et littéraire de Jacques Jasmin… (1865)

Nous en avons déjà laissé entrevoir la raison première : en faisant de sa Muse une sœur de charité, Jasmin avait mis Dieu et les hommes dans les intérêts de sa gloire. Nous devons dire aussi qu'il excellait à traduire par la voix, par le geste, par le visage, les sentiments exprimés dans ses vers. Enfin, il ravissait les âmes par le mérite même et le caractère tout particulier de sa poésie.
Source : Gallica

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