Bertrand de Born

Définition et enjeux

E. Dubois Languedoc et Provence depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (1874)

C'est dans le sirvente guerrier qu'a excellé Bertrand de Born. On en a de lui qui peignent son âme inflexible et la rudesse des chevaliers du moyen-âge.
Vaincu par Richard, Bertrand lui adressa un sirvente qui le réconcilia avec ce prince ; puis il s'unit à lui et à ses deux frères pour les soutenir dans leur révolte contre leur père Henri II. A la mort du jeune Henri, Bertrand de Born, qui n'avait souvent dans la bouche que des cris de haine et de guerre, trouva, pour déplorer cette mort, les accents les plus pathétiques.
Source : Gallica

Vincent Victor Joly Histoires ténébreuses (1857)

Ces héritiers de Bertrand de Born tenaient toujours avec la même fierté le sceptre de l'opinion, flagellant dans leurs vers naïfs et énergiques les crimes et les ridicules, au risque de n'avoir pour toute récompense qu'une hart bien solide accrochée à quelque bon gibet seigneurial. Chéris du peuple dont ils traduisaient les plaintes et les espérances, ils trouvaient partout l'hospitalité de la chaumière et des coeurs simples et fidèles, qui les vénéraient avec une admiration naïve.
Source : Gallica

Collectif Biographie nationale de Belgique

« Notre Seigneur est déjà vengé des hauts barons qui lui ont refusé leur secours. Puisse-t-il encore les abaisser, car ils sont les plus vils que j’aie encore vus. Maudits soient ces barons ! semblables à l’oiseau qui souille son nid, il en est peu d’entre eux qui n’aient déshonoré leurs domaines autant qu’ils en avaient le pouvoir. »
Ce sirventois fougueux comme un sirvente du troubadour contemporain, Bertrand de Born, fut assez mal accueilli par quelques amis de Quenes, qui s’y trouvaient trop durement désignés.
Source : Wikisource

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