Angélique Arnaud

Résumé

Angélique Arnaud La cousine Adèle (1879)

Le soir, lorsque M. de Frankallais fit entendre le coup de sonnette qu'elle connaissait si bien, la jeune femme sentit son coeur faiblir. Le bruit des pas de son cousin, montant l'escalier de pierre, l'émut comme un événement inattendu.
– Qu'avez-vous donc ? s'écria Olivier tout en saluant. – Êtes-vous malade ? avez-vous reçu quelque nouvelle fâcheuse de votre famille de Bordeaux ?
– Je n'ai rien, mon cousin, dit Mme d'Aubépin en essayant de sourire.
– C'est-à-dire que vous n'avez, grâce à Dieu, aucun sujet de chagrin bien sérieux ; vos yeux n'en sont pas moins gonflés, vos joues pâlies.
Source : Gallica

Angélique Arnaud La cousine Adèle (1879)

C'est donc pour dire que l'histoire de la Madeleine Vallée et des Lallaud, ça ne fait qu'une histoire. Après la mort de la pauvre Rose, – que Dieu ait son âme ! – la lingère de l'impasse Saint-Gervais prit la mère avec elle, en laissant leur maison à Cadet qui en a, ma foi, loué une partie pour cent cinquante francs par an. La Madeleine s'était déjà embarrassée de la petite Jenny Sandron, qu'elle a habillée en demoiselle, si bien qu'on disait partout : « Voilà que la belle Madelon a perdu la tète ! »
Source : Gallica

Angélique Arnaud La cousine Adèle (1879)

« L'homme qui pense au mariage a, près des femmes, un immense mérite qui les touche plus que l'éloquence, plus que la poésie. »
Et le comte ne savait si Madeleine n'était pas à marier.
Bornas fut timide, en effet, mais si bon, si attentif ! Il rencontra parfois le charme, si ce n'est l'élégance et la grâce.
A un certain moment où leurs pensées s'étaient accordées, il osa dire :
– Êtes-vous libre ?
– Je ne sais pas, répondit-elle dans sa loyauté.
L'image d'Olivier s'était interposée entre eux.
– Soyons amis ! reprit-elle, le voyant triste.
– Nous serons ce que vous voudrez !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature