Angélique Arnaud, La cousine Adèle (1879)
“ Le soir, lorsque M. de Frankallais fit entendre le coup de sonnette qu'elle connaissait si bien, la jeune femme sentit son coeur faiblir. Le bruit des pas de son cousin, montant l'escalier de pierre, l'émut comme un événement inattendu. – Qu'avez-vous donc ? s'écria Olivier tout en saluant. – Êtes-vous malade ? avez-vous reçu quelque nouvelle fâcheuse de votre famille de Bordeaux ? – Je n'ai rien, mon cousin, dit Mme d'Aubépin en essayant de sourire. – C'est-à-dire que vous n'avez, grâce à Dieu, aucun sujet de chagrin bien sérieux ; vos yeux n'en sont pas moins gonflés, vos joues pâlies. ”
