Angélique Arnaud

Élements biographiques

Angélique Arnaud La cousine Adèle (1879)

Le soir, lorsque M. de Frankallais fit entendre le coup de sonnette qu'elle connaissait si bien, la jeune femme sentit son coeur faiblir. Le bruit des pas de son cousin, montant l'escalier de pierre, l'émut comme un événement inattendu.
– Qu'avez-vous donc ? s'écria Olivier tout en saluant. – Êtes-vous malade ? avez-vous reçu quelque nouvelle fâcheuse de votre famille de Bordeaux ?
– Je n'ai rien, mon cousin, dit Mme d'Aubépin en essayant de sourire.
– C'est-à-dire que vous n'avez, grâce à Dieu, aucun sujet de chagrin bien sérieux ; vos yeux n'en sont pas moins gonflés, vos joues pâlies.
Source : Gallica

Angélique Arnaud Une tendre dévote (2e édition) (1878)

Je crois qu'elle me raille? se dit en lui-même le mari de Cécile; changeons nos batteries!
En conséquence, il croisa les mains sur sa poitrine, et, avec la componction feinte de l'hypoérite, il dit d'une voix adoucie : — Tout cela n'a nul rapport avec les choses dont j'ai à vous entretenir. Je n'ai qu'un seul but, croyez-le bien, madame, c'est le bonheur de Monglade; c'est la paix de sa vie, qui est aussi votre paix ; c'est le salut de son âme qui ne saurait être indépendant de votre propre salut.
Source : Gallica

Angélique Arnaud François Del Sarte : ses découvertes en esthétique… (1882)

« La science et l'art forment deux moyens d'assimilation : l'une par voie d'absorption, l'autre par voie d'émanation.
« Par la science, l'homme s'assimile le monde ; par l'art, il s'assimile au monde.
« Si la science perpétue les choses en nous, l'art nous perpétue dans les choses et nous y fait survivre.
« Si par la science l'homme se supériorise en s'insubjectivant les choses de ce monde, par l'art, il les surnaturalise en leur imprimant les vivants caractères de son être.
« L'Art est un acte par lequel la vie se survit en ce qui par soi n'a pas vie. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature