Marie Rattazzi,
Les soirées d'Aix-les-Bains
(1865)
“ Car votre triste lyre est muette et sommeille? CORINNE. Ma pensée est en moi, — c'est la lampe qui veille N'accusez point Oswald ! Le talent se complaît Dans cette liberté, dans ce calme complet, Que ne donne jamais la passion profonde. LE PRINCE. L'amour est un tyran égoïste, et le monde Ne lui pardonnera jamais crime si noirl - Quand sont-ils arrivés enfin ? CORINNE. Hier au soir. J'étais assez souffrante, et n'ai vu que Lucile. Oh ! lui ne voulait pas venir dans cette ville, Encore moins chez moi ! — Lucile ignore tout, La pauvre enfant! — Mon cœur ne sait ce qu'il résout. ”

