Sophie Cottin

Élements biographiques

Portrait de Sophie Cottin Sophie Cottin,  Amélie Mansfield. Tome 1 (1811-1812)

“ Ma douleur l'a attendrié. — M. Semler, m'a-t-elle dit avec une pénétrante douceur, et l'amitié, l'avez-vous oubliée? Vous pensiez tout-à-l'heure qu'elle pouvait vous consoler de tout. — Si vous consentez à me donner la vôtre, ai-je repris, en pressant ses deux mains contre mon cœur; si un jour, fût-ce dans l'avenir le plus éloigné, votre bouche me donne ce titre d'ami, il n'est plus de regrets, il n'est plus de malheur; ne sais-je pas que la félicité n'est pas le partage des hommes? cette idée me consolera de n'être que l'ami d'Amélie. ”
Source : Gallica

Portrait de Sophie Cottin Sophie Cottin,  Claire d’Albe (1798)

“ Ah ! quand on est la cause d’une pareille douleur, et que c’est un ami qui souffre, dis, Élise, n’a-t-on pas une excuse pour la faiblesse que j’ai montrée ?... J’étais si près de lui... J’ai senti l’impression de ses lèvres qui recueillaient mes larmes. À cette sensation si nouvelle j’ai frémi, et repoussant Frédéric avec force : « Malheureux ! me suis-je écriée, oublies-tu que ton bienfaiteur, que ton père est l’époux de celle que tu oses aimer ! Tu serais un perfide, toi ! Ô Frédéric ! reviens à toi, la trahison n’est pas faite pour ton noble cœur. » ”
Source : Wikisource

Portrait de Sophie Cottin Sophie Cottin,  Amélie Mansfield. Tome 3 (1820)

“ Madame de Simmeren, quoique faible, a voulu courir après moi. « Amélie, me disait-elle, écoutez; j'ai un soupçon, un mot l'expliquerait. » Ce mot, j'ai tremblé de l'entendre; j'ai fui avec plus de rapidité, et me suis jetée dans ma voilure, qui m'a emportée ici.
Adolphe est un homme dur, sévère, qui juge impitoyablement les erreurs qu'entraîne une irrésistible passion ! Adolphe n'a point dit à sa mère qu'il aimait, il ne lui a pas prononcé le nom d'Amélie !
Non, tu n'es pas Adolphe. Qui donc es tu, être terrible!
”
Source : Gallica

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