Angélique Arnaud

Résumé

Angélique Arnaud Une tendre dévote (2e édition) (1878)

Frank promit de revenir et, quand il la vit plus calme, il se retira.
Cette scène avait déchiré tous les voiles. Le doute, l'indécision, n'étaient plus permis. Monglade savait qu'il était ardemment aimé, aimé d'amour, d'un amour avoué, lui, l'ami de Ferguraud, le mari de Berthe ! Il eut envie de fuir à mille lieues, parce que cette découverte ne lui causait pas assez d'horreur; parce que le mal lui semblait aimable, parce qu'il n'avait rien opposé à cet égarement ; rien au-delà du blâme tendre et douloureux d'un confesseur trop sensible envers une pénitente trop sympathique et trop belle.
Source : Gallica

Angélique Arnaud Une tendre dévote (2e édition) (1878)

Je crois qu'elle me raille? se dit en lui-même le mari de Cécile; changeons nos batteries!
En conséquence, il croisa les mains sur sa poitrine, et, avec la componction feinte de l'hypoérite, il dit d'une voix adoucie : — Tout cela n'a nul rapport avec les choses dont j'ai à vous entretenir. Je n'ai qu'un seul but, croyez-le bien, madame, c'est le bonheur de Monglade; c'est la paix de sa vie, qui est aussi votre paix ; c'est le salut de son âme qui ne saurait être indépendant de votre propre salut.
Source : Gallica

Angélique Arnaud Une tendre dévote (2e édition) (1878)

Si ce n'est pas un article de foi, cela ne contrarie en rien l'orthodoxie catholique, et c'est une croyance qui charme le cœur. Eh bien ! monsieur de Monglade, dans la prévision de notre rencontre en ce monde, et pour quelque fin divine, je l'espère, mon bon ange a quelquefois pris vos traits.
— Un ange se pourrait mieux déguiser, reprit Frank en souriant.
— Oh ! monsieur de Monglade, vous plaisantez! reprit-elle, désolée.
— Je n'en suis pas moins très-reconnaissant à votre protecteur angélique, dit Frank d'une voix pénétrée qui apaisa le déplaisir de Mme Ferguraud.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature