Jenny Bastide,
Berthe et Louise. Tome 2
(1843)
“ Louise accueillit les hôtes de son mari, car elle n'admit jamais qu'ils fussent ceux de Berthe, avec une politesse réservée, mais toujours attentive ; elle ne crut pas devoir les punir des chagrins qu'elle ressentait, et à force d'égards et de bonnes manières, elle les fil presque rougir de leur intimité avec celle qui l'offensait. Jamais Louise ne se mêlait à leurs jeux, à leurs plaisirs, mais elle y veillait avec soin, et il n'était pas un des amis de Fernand qui ne se dit, que malgré la beauté de Berthe, il n'eût préféré cent fois inspirer un attachement sincère à une femme comme Louise. ”
