Jenny Bastide

Jenny Bastide

Résumé

Portrait de Jenny Bastide Jenny Bastide Berthe et Louise. Tome 2 (1843)

Louise accueillit les hôtes de son mari, car elle n'admit jamais qu'ils fussent ceux de Berthe, avec une politesse réservée, mais toujours attentive ; elle ne crut pas devoir les punir des chagrins qu'elle ressentait, et à force d'égards et de bonnes manières, elle les fil presque rougir de leur intimité avec celle qui l'offensait. Jamais Louise ne se mêlait à leurs jeux, à leurs plaisirs, mais elle y veillait avec soin, et il n'était pas un des amis de Fernand qui ne se dit, que malgré la beauté de Berthe, il n'eût préféré cent fois inspirer un attachement sincère à une femme comme Louise.
Source : Gallica

Portrait de Jenny Bastide Jenny Bastide Berthe et Louise. Tome 2 (1843)

La prescience ne naît pas toujours de la ruse; elle dérive plus souvent de la droiture et de la franchise.
Décidée à garder le silence que lui commandait sa propre dignité, Louise versa beaucoup de larmes en secret et se sentit profondément blessée; mais trop fière pour se plaindre, trop sage pour imaginer que des reproches ramèneraient Fernand, elle concentra sa douleur et s'en fit un ver rongeur qui la dévorait lentement.
L'affectation de Fernand à l'éviter eut été visible pour le général, si Louise ne s'y était prêtée avec un admirable courage.
Source : Gallica

Portrait de Jenny Bastide Jenny Bastide Berthe et Louise. Tome 2 (1843)

BERTHE ET LOUISE. 485
bonne pour un voyage d'outre-mer. Vous, Marco, vous, jusque là si heureux dans votre intérieur, vous le quittiez, vous abandonniez votre père à qui vous êtes si cher, pour entreprendre un simple voyage de curiosité. Je vous aimais, je vous estimais trop pour vous croire, et je vous devinai. Vous partiez, non pour effacer une image trop chère, mais pour la conserver, sans que votre conscience vous le reprochât ; vous partiez parce que vous aimiez la femme d'un autre, et que vous la respectiez trop pour espérer.
Source : Gallica

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