Résumé

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot La Clef d'or, par Mlle Zénaïde Fleuriot (1866)

Le recteur regarda Hippolyta.
—Mon idée d'hier, dit-il.
Et s'àdféssant à Chinette :
— Je disais cela à madame pas plus tard qu'hier, ajouta-t-il.
— Et vous aviez bien raison. C'est des femmes comme nous qu'il faut pour nourrir ces petits anges-là et non pas des dames comme ma chère maîtresse. Dites donc, madame, si vous nous le laissiez! Jacquot en serait bien content et moi aussi.
—- Et le petit Guillaume, Chinette ?
— Lui n'a pas encore de langue pour se plaindre, et c'est un gros goulu qui mange déjà de la bouillie; des patates et de là soupe comme un homme.
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot La Clef d'or, par Mlle Zénaïde Fleuriot (1866)

Edmond était revenu avec le foulard imbibé d'eau. Il se mit à presser les tempes décolorées de la pauvre femme qui, à ce froid contact, fit un léger mouvement.
— Elle vit! s'écria le jeune homme avec ravissement, et il ajouta plus bas : Voyez ! ses paupières battent, ses lèvres remuent. Qu'elle est belle ! Raoul, qu'elle est belle ! oh! si j'étais peintre I
Hippolyta, car c'était elle, ouvrit à ces mots les yeux.
— Où suis-je ! bégaya-t-elle. André !...
— Parlez-lui, Edmond, dit Raoul, qui recula vivement de quelques pas.
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot La Clef d'or, par Mlle Zénaïde Fleuriot (1866)

J'allais me décider à revenir pauvre, dans cette France dont je m'étais volontairement exilé pour m'enrichir, quand mon dernier ouvrier a mis la main sur le filon tant cherché. En deux ans je me suis créé une fortune; je reviens chargé de cet or qui m'est si parfaitement inutile, que plusieurs fois j'ai été sur le point d'en jeter la plus grande partie à la mer, — Raoul, l'or aune puissance que vous ne connaissez pas encore, dit Hippolyta vivement. Il y a en ce monde des misères qui ne se consolent qu'avec un peu d'or.
Source : Gallica

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