Camille Foucault

Résumé

Camille Foucault Les Rois d'aujourd'hui (1862)

LE BONHOMME MAINTENANT
de verdure, comme une pâquerette au milieu d'une touffe d'herbe.
Avec une joie d'enfant, je courus vite vers le bassins de marbre blanc que j'apercevais. De jolis poissons rouges frétillaient dans une eau limpide, entourée d'un large cordon de fleurs, tandis qu'au centre jaillissait une gerbe de cristal qui retombait en pluie fine. Le bosquet me parut ravissant. Tout me souriait en un mot.
C'était bien là le nid de Clémentine, tel que je l'avais rêvé. Aussi louai-je le chalet sur-lechamp, et je pris à la hâte le convoi du retour.
Source : Gallica

Camille Foucault Les Rois d'aujourd'hui (1862)

Oui, mes enfants, continuait M. Bonneau, si comme jadis au paradis terrestre, on n'avait pas à songer à se nourrir et se loger, on pourrait écouter librement la voix de la jeunesse. Si je n'avais pas arrêté Clémentine sur une pente dangereuse, elle eût négligé un art qui lui a procuré la gloire et la fortune. Aujourd'hui elle est libre d'aimer qui bon lui semble. Moi, monsieur Armand, je l'aime plus que vous ne l'avez jamais aimée. Je l'aime pour son art, pour elle-même.
Source : Gallica

Camille Foucault Les Rois d'aujourd'hui (1862)

Clémentine m'a remboursé. Je suis son intendant, et maintenant elle possède, ainsi que moi, une maison sur le pavé de Paris. Je respecte sa vie privée, mais je veille à ce qu'elle ne puisse porter atteinte à sa fortune. La voilà heureuse; tous les hommes sont à ses pieds. Si je vous avais tenu ce langage il y a quatre ans, vous ne m'auriez pas écouté avec ce calme que j'aime, le pauvre vieillard aurait perdu son argent, ses bienfaits eussent été ignorés, et Clémentine végéterait encore.
Source : Gallica

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