Jenny Bastide,
Anaïs, par Mme Camille Bodin (J. Bastide…
(1840)
“ Anaïs si malheureuse, si abandonnée ; Anaïs mourante! — Oh! mon Dieu, dit-elle en joignant les mains, vous m'avez laissé du sang pour réchauffer le sien, vous m'avez donné une âme pour ranimer la sienne. Non, elle ne mourra point, elle ne peut mourir. Vous ne l'enlèverez point de ces bras qui ont soutenu sa première enfance, vous lui donnerez le temps de vivre pour se repentir, pour expier. 140 ANAÏS. Et Mathilde ressaisit l'espérance ; elle arrive toujours quand on croit en Dieu. Elle reprit les pages écrites par sa malheureuse cousine ; le jour parut qu'elle les relisait encore. ”
