Louis Ulbach,
Les Parents-coupables, mémoires d'un lycéen
(1867)
“ A mon âge, quand on a été élevé dans les caresses maternelles, on se satisfait de sa famille, ou bien on jette à l'aventure un peu de l'expansion de sa jeunesse. J'ai été frappé d'un mot, d'un cri de ma mère. Oui, si madame de Lartil avait eu un amant, je pouvais être heureux, je pouvais n'être pas le fils de M. de Lartil. Voilà les regrets que sa pitié inspire à ma mère et que mon amour me fait accepter. C'est monstrueux ! On va m'enlever Geneviève; on fera bien, je ne dois plus la revoir... Ne plus la revoir!... elle, ma soeur! Eh bien! non, je ne la verrai plus, puisque je vais me tuer. ”
