Louis Ulbach,
Les Roués sans le savoir, par Louis Ulbach
(1857)
“ Ah ! tu soignes ton âme ! ah ! tu veux en faire une rosière ! tu veux tenir le bistouri et tu crois à l'âme ! — C'est précisément, mon père, parce que j'ai l'orgueil de guérir la chair, que je crois à l'intelligence immortelle! Dans le pauvre malade que je retourne sur un lit de l'hôpital, je sens autre chose qu'un paquet de muscles et d'os, et je me dis toujours que ce n'est pas un homme que je soigne, mais que c'est Dieu ! — Donne-moi la main, fit ironiquement le père Céret en tâtant le pouls de son fils ; tu n'as pourtant pas la fièvre! Ah! voilà les médecins qu'on nous fait maintenant ! ”
