Eugène-Anatole de Valbezen

Résumé

Eugène-Anatole de Valbezen Récits d'hier et d'aujourd'hui… (1855)

D'HAVRECOURT.
Tout est fini... il est mort à sept heures Du premier moment, je n'ai plus eu aucun espoir, et toutefois, lorsqu'en passant chez lui j'ai appris qu'il n'était plus, j'ai senti mon coeur se briser, j'ai pleuré... oui, pleuré de toute mon âme. Ah! l'on dit que le coeur,s'endurcit avec les années! Dieu merci ! le mien, ne change pas, et il a toujours des larmes pour une catastrophe aussi cruelle.
KERSENT.
Pauvre Vassigny ! quel ami nous avons perdu ! Si bon, si généreux, si dévoué, devait-il mourir à son âge !
Source : Gallica

Eugène-Anatole de Valbezen Récits d'hier et d'aujourd'hui… (1855)

MOVILLEZ.
Ah ! voilà ce que j'appelle un amour bien placé, un amour qui. doit être payé d'un tendre retour. Une ravissante créature, sans contredit ; mais pas ça de bons sentiments. Assez laide pour qu'on la dise spirituelle ; n'aimant qu'une chose, l'argent ; du reste, une charmante fille que j'apprécie beaucoup, vu ses mauvais instincts. D'HAVRECOURT; d'un ton sérieux.
Vous expliquez-vous, ces étranges bizarreries du coeur humain? Voilà Vassigny, un-joli garçon, bien posé, brave, spirituel, tranchons le mot, un homme vraiment à la mode.
Source : Gallica

Eugène-Anatole de Valbezen Récits d'hier et d'aujourd'hui… (1855)

Gontrey poursuivit : — Si mille poignards menaçaient les jours d'Hellen, hésiteriez-vous un instant à lui faire un rempart de vôtre sein? Au prix de vos jours, n'iriezvous pas acheter au milieu des flammés ou dans le sein des flots la rançon de sa vie? Eh bien! ce sont là des dévouements faciles ; quelques minutes de souffrance, quelques convulsions, et tout est dit... Oh! je le sens, je le comprends, ce que je demande à votre abnégation, c'est mille fois plus que la vie, c'est le sacrifice de rêves adorés; c'est une passion dévorante qu'il faut anéantir dans votre coeur, dût-il se rompre !
Source : Gallica

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