Résumé

Daniel Stern Nélida; Hervé; Julien

On les laissa.
—Nélida, reprit Guermann avec un accent déchirant, n'est-ce pas, tu pardonnes tout?
—Qu'ai-je à pardonner? dit-elle en essuyant de sa main tremblante la sueur froide qui mouillait le front de Guermann. Oubliez le passé. Vivez...
—Pourquoi vivre? la vie est amère, dit-il.
—Vivez pour vos travaux, pour votre honneur, pour votre gloire...
—Ah! vous ne m'aimez plus, dit-il en l'interrompant avec un douloureux sourire... Vous ne me dites pas de vivre pour notre amour...—Puis après un moment de silence: Il était si beau, si pur, si profond et si grand, ton amour!
Source : Gutenberg

Daniel Stern Nélida; Hervé; Julien

Adieu, ma sainte chimère, ma noble espérance, adieu, ma part d'immortalité... Puissent tous les pardons du ciel descendre sur votre front pâli! Puisse la connaissance du mal que vous faites vous être à jamais épargnée!... Adieu.
—Vous ne partirez pas seul! s'écria Nélida en se levant et saisissant le bras de Guermann... Vous ne partirez pas seul, car je vous aime!
Un éclair de bonheur et d'orgueil illumina les yeux de l'artiste; les battements de son coeur s'arrêtèrent, un tremblement convulsif courut dans tous ses membres; il faillit tomber à la renverse.
Source : Gutenberg

Daniel Stern Nélida; Hervé; Julien

Faisons la paix, disait M. de Kervaëns à mademoiselle Langin qui prenait une glace auprès d'un buffet chargé d'une vaisselle en vermeil où les mets les plus exquis, les fruits les plus savoureux, les plus rares primeurs, défiaient les palais blasés et les goûts difficiles. Vous savez que je hais la jalousie.
—Répondez-moi, dit mademoiselle Langin d'une voix saccadée; pensez-vous à l'épouser?
—Je ne pensais à rien tout à l'heure; c'est vous, avec vos querelles ridicules, qui me forcez de songer à elle; d'ailleurs, après tout, que vous importe? Elle ou une autre, ce sera toujours quelqu'un.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature