A.-G. de Mériclet

Résumé

A.-G. de Mériclet A cent lieues de Paris, rêveries… (1836)

« Non, aujourd'hui... puis, parlant plus lentement, si demain tout allait comme je désire, je te nommerais sergent-major de ta compagnie. Tu es un brave, Paulet! le premier, tu as planté un guidon vers le vieux chêne, exposé seul au feu des ennemis. Je t'honore, je t'aime, et demain, je l'espère, tu seras nommé major.
— Colonel, dit le soldat regardant son chef, les yeux pleins de larmes, que vos paroles me font de bien! mon sang, ma vie, que je vous les donnerais de grand coeur ! Eh bien, oui, le sergent méritera son grade, et il aura l'honneur de souper avec vous ce soir. »
Source : Gallica

A.-G. de Mériclet A cent lieues de Paris, rêveries… (1836)

Mon ami, je le sens, je vais bientôt mourir, mes jours sont comptés ; bientôt, de la pauvre Alice, il ne le restera plus qu'un souvenir, une tombe et une croix; tu lui seras fidèle, n'est-ce pas? ton coeur ne pourra pas l'oublier. Va, va, mon ami, un secret pressentiment m'avertit que nous nous reverrons dans un monde meilleur ; les fiançailles sur cette terre, la nuit des noces dans le ciel. Dieu n'a pas seulement donné à l'homme tous les biens de la terre, il importe à sa justice qu'il y ait une autre vie et une récompense pour le malheur! Jules, nous nous reverrons !
Source : Gallica

A.-G. de Mériclet A cent lieues de Paris, rêveries… (1836)

Alice, ne me quitte pas !... ma vue se trouble, mon Dieu! que tu es blanche et pâle!.. c'est à peine si je peux te reconnaître.... je ne vois plus de fleurs de fiancée dans tes
cheveux c'est une couronne de roses
blanches, celle que j'ai posée sur ta croix....»
Alice, effrayée, me regardait en agitant sa tête autour de la mienne comme un cercle de feu ; ses yeux étincelaient, ses cheveux tombaient épars sur son sein, ses gazes disparaissaient, je ne voyais plus qu'un linceuil, je n'entendais plus que des pleurs.
« Mon Dieu ! rendez-le-moi, mon bien aimé!..» et puis des pleurs...
Source : Gallica

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