Résumé

Camille Périer Meryem, scènes de la vie algérienne… (1863)

Je crois que la vertu et le bonheur vont ensemble, et j'espère que l'amour peut les unir; mon coeur a besoin d'aimer franchement, en plein soleil; il ne sait pas changer, il ne sait pas oublier !
— Prenez ma vie ! dit Georges ; elle est si bien à vous, que si vous la refusiez, je vous la vouerais encore!
— Si j'accepte et que vous le regrettiez un jour? reprit Marie lentement et comme si elle comptait ses paroles; Marie, je vous l'avoue, pourra se souvenir de Meryem, c'est-à-dire de la femme primitive qui hait et maudit autant qu'elle aime.
— Marie ou Meryem, je vous aime !
Source : Gallica

Camille Périer Meryem, scènes de la vie algérienne… (1863)

Pour toute réponse, Meryem s'efforça de sourire.
— Je t'aime, reprit Kadidja, tu peux parler avec moi. Je ne suis pas une enfant, je pourrais être mariée si mon père l'avait voulu ; toi, tu es bien vieille pour ne pas l'être, et c'est peut-être ce qui fait ton chagrin.
— Je t'ai déjà dit, Kadidja, que j'ai été élevée par des Français, et j'ai ajouté que leurs filles sont encore des enfants à l'âge où vous êtes mères.
— On aime dans tous les pays, et tu es la fille d'Aïssa. Va, ma soeur, je sais ton histoire. Etait-il bien difficile de la deviner? Ce que la bouche tait, tes yeux le disent.
Source : Gallica

Camille Périer Meryem, scènes de la vie algérienne… (1863)

La fille du désert s'était réveillée. Elle était là, pâle, frémissante, les mains crispées, les narines ouvertes, les dents serrées, les yeux pleins de colère. Madame de Juilly eut peur, et, se précipitant sur elle:
— Malheureuse! s'écria-t-elle, tu veux donc la tuer!
Cette parole tomba sur le coeur de Meryem comme une eau glacée sur un charbon ardent. Ses bras se détendirent, sa bouche se ferma, ses traits reprirent leur douceur, ses yeux se mouillèrent, et elle s'affaissa aux pieds de sa soeur, dont elle inondait les genoux de ses larmes. Élise ne la voyait plus, ne l'entendait plus
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature