Éric Allatini, Sur talons rouges, contes
“ Ceretti étouffe, suffoque. Est-ce la chaleur ? le bâillon ? le refrain des moucherons ? Ou des pensées stupides dépourvues de sens commun ? Ceretti est un peu poltron... Il a peur, si peur qu’il s’évanouit. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il était sur un point si élevé de l’Univers qu’il ne put voir davantage le paysage environnant de la nature. Il se trouva assis sur un rocher, délivré du bandeau, du bâillon et des cordes. Le Chevalier van Bau se tenait en face de lui et serrait ses mains dans les siennes. Par exemple, il avait un regard qui transperçait comme un dard ses grands yeux étonnés. ”
