Résumé

Catherine, ou La vierge du Canada (1853)

Un jour qu'elle était retirée dans sa cabane, un jeune homme y entra brusquement , les yeux étincelants, de colère, et leva sur elle, comme pour la frapper, la hache qu'il tenait à la main. Peutêtre n'avait-il d'autre pensée que celle de l'effrayer. Quoi qu'il en soit des intentions de ce barbare, Catherine se contenta de baisser modestement la tête, sans faire paraître la moindre émotion. Une intrépidité si peu attendue étonna si fort le sauvage qu'il prit aussitôt la fuite, comme s'il eût été lui-même épouvanté par quelque puissance invisible.
Source : Gallica

Catherine, ou La vierge du Canada (1853)

On la voyait tous les jours passer des heures entières au pied des autels, immobile et comme transportée hors d'elle-même; ses yeux expliquaient souvent les sentiments de son coeur par l'abondance des larmes qu'ils répandaient, et elle trouvait dans ces larmes de si grands délices qu'elle était comme insensible au froid des plus rudes hivers. Quelquefois , la voyant transie , le missionnaire la renvoyait dans sa cabane pour s'y chauffer: elle obéissait à l'instant ; mais, un moment après, elle revenait à l'église et y continuait de longs entretiens avec Jésus-Christ.
Source : Gallica

Catherine, ou La vierge du Canada (1853)

Ses parents mêmes ne parurent pas désapprouver le nouveau genre de vie qu'elle menait. Mais le Saint-Esprit nous avertit, par la bouche du Sage, que l'âme fidèle qui commence à s'unir à Dieu doit se préparer à la tentation ; et c'est ce qui se vérifia en la personne de Catherine. Sa vertu extraordinaire lui attira des persécutions de la part de ceux mêmes qui l'admiraient. Ils regardaient une vie si pure comme un tacite reproche de leurs dérèglements, et, dans le dessein de la discréditer, ils s'efforcèrent, par divers artifices, de donner atteinte à sa pureté.
Source : Gallica

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