Résumé

Eugénie, ou La vierge du Canada (1862)

La cabane appartenait à une chrétienne des plus ferventes de ce lieu, nommée Anastasie, dont le soin était d'instruire les personnes de son sexe qui aspiraient à la grâce du baptême. Le zèle avec lequel elle remplissait le devoir de cet emploi, ses entretiens et ses exemples charmèrent Eugénie ; mais ce qui l'édifia infiniment, ce fut la piété de tous les fidèles qui composaient cette nombreuse mission. Elle était surtout frappée de voir des hommes devenus si différents de ce qu'ils avaient été lorsqu'ils demeuraient dans leur pays
Source : Gallica

Eugénie, ou La vierge du Canada (1862)

Pas une de vous n'avez pensé à douer Juliette d'un bon coeur, d'inclinations vertueuses. Je vais tâcher de remédier au mal que vous lui avez fait; je la doue d'être muette jusqu'à l'âge de vingt ans ; plût à Dieu qu'il fût en mon pouvoir de lui ôter absolument l'usage de la langue ! En même temps la fée disparut, et laissa le père et la mère de Joliette dans le plus grand désespoir du monde, car ils ne concevaient rien de plus triste que d'avoir une fille muette.
Source : Gallica

Eugénie, ou La vierge du Canada (1862)

Pour corriger votre gourmandise, il ne faut jamais manger hors de vos repas, et rester toujours sur votre appétit quand vous sortez de table ; pour vous guérir de votre colère, il faut vous imposer une bonne pénitence toutes les fois que vous vous emporterez : si on leur dit de se servir de ses moyens, ils répondent : Cela est trop difficile ; c'est-à-dire qu'ils voudraient que Dieu fit un miracle pour les corriger tout d'un coup, sans qu'il leur en coûtât aucune peine. Voilà précisément comment pensait Joliette
Source : Gallica

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