Résumé

Jean-Marie Prat Histoire du bienheureux Jean de Britto… (1853)

Cette déclaration ne fit qu'enflammer le zèle et la charité du saint missionnaire. Il instruisit le matelot des principales vérités de la religion, lui expliqua le caractère divin et les avantages des sacrements, et s'efforça d'exciter dans son cœur des mouvements de confiance et de contrition. Il n'eut pas de peine à le toucher : le pauvre malade, déjà profondément ému des soins du P. de Britto, aimait la religion qui inspirait un dévoûment si généreux. Il témoigna qu'il mourrait content, s'il pouvait participer aux sacrements de l'Eglise.
Source : Gallica

Jean-Marie Prat Histoire du bienheureux Jean de Britto… (1853)

Pour toute réponse, le bienheureux prononça avec amour le nom de Jésus-Christ. Coumarâ-Poullei, d'un ton plus haut et plus irrité, voulut le forcer à répandre sur son front de la cendre offerte aux idoles. Il n'obtint que l'énergique expression d'un sentiment d'horreur. Alors, sans retenue et sans dignité, il déchargea sa main sacrilège sur le visage du P. de Britto, qui présenta l'autre joue à son meurtrier. — Si tu ne veux pas m'obéir, s'écriait le tyran, toujours hors de lui-même, je te ferai déchirer les membres, et les saupoudrer de sel. — Ah !
Source : Gallica

Jean-Marie Prat Histoire du bienheureux Jean de Britto… (1853)

Les trois années du gouvernement du P. de Britto furent pour l'Eglise du Maduré une époque de combats et de triomphes, et jamais peut-être, si l'on en excepte le jour qui éclaira le martyre de notre saint missionnaire, elle ne rendit à Dieu une gloire plus éclatante.
La confusion générale qui régnait dans ces contrées favorisait trop bien la haine des ennemis de la foi : les rois du Maïssour, du Marava, du Tanjaour, et de Gingi, continuaient à se disputer les lambeaux du royaume du Maduré.
Source : Gallica

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