Résumé

Félix Martin Le P. Jean de Brébeuf : sa vie… (1877)

Près de là se tenait le P. de Brébeuf, le crucifix à la main. Le supplice du feu recommença, et sans aucun ménagement puisqu'il s'agissait de la mort.
Un sauvage lui enfonça un tison enflammé dans les yeux, et jusque dans la gorge. Le néophyte tomba sans mouvement; mais afin qu'il mourût de leur main, les sauvages se jetèrent sur lui, et lui coupèrent un pied, une main et enfin la tête.
Ses douleurs étaient finies, mais la rage de ses bourreaux n'était pas satisfaite, et elle les poussa à faire de ce cadavre un horrible festin.
Source : Gallica

Félix Martin Le P. Jean de Brébeuf : sa vie… (1877)

La main de Dieu s'étendait sur cette nation, et il commençait au milieu d'elle à mener de front avec un ensemble qui n'appartient qu'à lui seul, deux œuvres qui semblent contraires, l'œuvre de l'édification et l'œuvre de la destruction. Tandis que la mission huronne va se fonder et se développer, le peuple huron subira tous les genres d'épreuves et de revers, et finira par disparaître en grande partie ; mais il se montrera d'autant plus chrétien que sa vie, comme nation sera plus ébranlée, et quand enfin il périra, il tombera régénéré dans le sang de Jésus-Christ
Source : Gallica

Félix Martin Le P. Jean de Brébeuf : sa vie… (1877)

Elles pénètrent dans son cœur comme une lumière et une espérance. A cette lueur, il comprend l'immortalité de l'âme, l'existence du Dieu créateur, rémunérateur et vengeur à la fois, la nécessité du baptême, les feux de l'enfer et les joies du paradis.
L'avenir, tout à l'heure si sombre pour lui, lui offre des horizons nouveaux. Le bonheur de l'autre vie lui apparaît comme possible. Il veut le mériter par son supplice. La grâce, dont l'action est si puissante et si rapide dans les cœurs dociles, avait déjà fait une œuvre consommée.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature