Léo-Paul Desrosiers

Résumé

Léo-Paul Desrosiers Commencements

Sous la plume du père Le Jeune, le procédé que les Indiens emploient ne manque pas de pittoresque : « Ils vous jetteront par terre tout un côté d’orignal ; ils le battent avec des pierres ; ils marchent dessus, le foulent avec leurs pieds tout sales ; les poils d’hommes et de bêtes, les plumes d’oiseaux... la terre et la cendre : tout cela s’incorpore avec la viande, qu’ils font quasi durcir comme du bois à la fumée ». Mais enfin, c’est de la nourriture ; on dort en paix et surtout l’on pétune.
Source : Wikisource

Léo-Paul Desrosiers Commencements

Si les Indiens ne reviennent pas, tout l’édifice fragile de la Nouvelle-France s’écroule : plus d’argent pour le nolisement des navires, pour l’embauchage des matelots, pour les gages des employés de l’Habitation, pour la solde de la garnison, pour le transport des colons, pour la subsistance des futurs missionnaires, pour les munitions, pour les armes.
Champlain connaît bien la gravité de la situation. Il sait aussi comment reconstruire. L’alliance militaire, si elle est promise par lui-même, ramènera la coalition laurentienne à la traite.
Source : Wikisource

Léo-Paul Desrosiers Commencements

Par suite d’un malentendu, aucune expédition n’a lieu cette année-là. Cependant, Champlain a agi avec tant de bonne foi et de diplomatie, qu’il devient maintenant le chef incontesté, non seulement des Français, mais encore de la coalition laurentienne ; les tribus qui la composent sont tombées sous sa domination. « Ils me voulaient autant de bien qu’à leurs enfants, dit Champlain, ayant telle fiance en moi » ; ils l’adoptent comme protecteur, comme conseiller, comme arbitre ; ils le laissent conquérir sur eux un ascendant tout à fait extraordinaire.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature