Résumé

Portrait de Laure Conan Laure Conan Louis Hébert, premier colon du Canada

Ne semble-t-il pas qu’il dit à Hébert :
« Que vos fatigues, que vos travaux soient bénis... Que vos sueurs soient fécondes... Puissiez-vous avoir bientôt beaucoup d’imitateurs... La terre est la vraie richesse, le dur travail est la loi de la vie ; que votre bras s’arme de vaillance et que votre courage jamais ne défaille... N’oubliez pas que Dieu est votre Père, que partout et toujours, ses anges vous gardent... Ce jour est vraiment pour moi un jour heureux : sur cette terre sauvage j’ai vu une grande et douce chose ! j’ai vu un vrai foyer. »
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Portrait de Laure Conan Laure Conan Louis Hébert, premier colon du Canada

S’il en est encore ainsi aujourd’hui, qu’était-ce donc alors, quand la Nouvelle-France comptait environ cinquante âmes et n’était qu’une forêt sans bornes habitée par des peuplades féroces ? Et quelle trempe devait avoir notre premier colon pour tout sacrifier à la Nouvelle-France naissante, pour en faire sa patrie d’adoption !
Comme Champlain, Hébert comprenait qu’aussitôt, l’Habitation construite, on aurait dû se mettre à cultiver. Il savait que la terre porte l’avenir en ses flancs, que c’est dans son sol surtout qu’un pays veut être aimé et servi.
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Portrait de Laure Conan Laure Conan Louis Hébert, premier colon du Canada

Son âme s’en allait toute vers la France. Ce Paris si animé, si brillant, où il avait grandi, où il avait vécu, il l’avait toujours sous les yeux. Ces liens délicats et profonds, qui unissent un être au passé, à la terre qui l’a porté, qui l’a nourri, il en sentait toute la force, toute la douceur, et son cœur se serrait à la pensée de l’exil éternel.
Longtemps, il suivit du regard la barque qui conduisait Champlain à Tadoussac où l’on prenait les vaisseaux. Une paix, une splendeur divine s’épandait sur le fleuve et sur le sauvage Québec.
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